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La genèse de Pimili

Pourquoi relancer aujourd’hui — le renouveau d’un projet commencé en 2023, stoppé après une perquisition pour parasitisme et concurrence déloyale allégués, puis repris sous un nouveau nom.

Pourquoi ai-je souhaité lancer Pimili ?

Pimili est le renouveau d’un projet lancé en 2023, qui avait abouti à une application mobile Android et iOS. Le backend était motorisé par API Platform ; l’application mobile développée en React Native. Avec deux amis, nous avions travaillé près de deux ans avant de sortir une première version, mise à disposition gratuitement. Deux ans de recherche, de lecture, de renseignement auprès d’assistantes maternelles, mais aussi de veille concurrentielle… comme dans la plupart des industries.

Un beau jour, nous avons été perquisitionnés à la demande du leader du marché, sur le fondement allégué de parasitisme et/ou de concurrence déloyale.

Selon la requérante, nous aurions voulu, dans un délai restreint et avec des moyens financiers limités, reproduire l’ensemble du processus, des outils, des fonctionnalités et l’architecture des écrans de sa plateforme pour créer une offre concurrente ; détourner son savoir-faire afin d’apprécier l’étendue du préjudice ; nous accaparer ses investissements « sans bourse délier » ; procéder à une reproduction quasi-servile des fonctionnalités et interfaces ; et nous maintenir utilisateurs de sa plateforme dans le seul dessein de permettre à notre société et à ses associés fondateurs d’accéder à ce savoir-faire — le tout avec l’appui actif d’une utilisatrice.

Or, il n’y a pas cinquante façons de collecter les informations nécessaires à un contrat de travail, ni cinquante façons de construire un wizard. Un enchaînement d’écrans, aussi ressemblant soit-il, n’a jamais constitué — sauf erreur — le cœur d’une application. Le travail sur des interfaces est très loin du savoir-faire d’un logiciel : la vraie valeur est ailleurs (modèle métier, règles, fiabilité, sécurité, données). Ce qui était reproché côté parcours et écrans n’a, au regard de l’état de l’art de l’industrie du logiciel, rien de révolutionnaire.

Au même moment, ma situation personnelle, cumulée avec ces ennuis juridiques, m’avait amené à liquider la société et à réorienter mon parcours professionnel.

Pimili, c’est la décision de reprendre : même conviction — aider employeurs et assistant(e)s maternel(le)s — avec une base entièrement neuve (technos, ergo, design), mais un périmètre fonctionnel cible qui n’a pas changé, et la volonté de raconter l’avancement au grand jour — le tout aidé par l’IA, comme nous avions déjà commencé à le faire auparavant, mais dans une moindre mesure, et de voir jusqu’où cela nous mène. Le plus loin possible, j’espère.